Les Billets du lundi en 2010
Écrit par Lorgues Ensemble
Billet du lundi 31 mai 2010
Lorgues 2013
Des villes ont des gares, où des trains s’arrêtent, et d’autres n’en ont pas.
Des villes ont accepté cet outil de liaison entre les hommes, et d’autres l’ont rejeté.
Des villes bénéficient des activités induites par le chemin de fer, et d’autres pas.
Autrefois, Draguignan a refusé le chemin de fer ; la liaison Marseille-Nice n’y passe pas.
Aujourd’hui, c’est aux Arcs, près de la gare, que l’on investit pour l’emploi (Bréguières, Centre Commercial, lycée...).Aujourd’hui, les liaisons entre les hommes s’élargissent aux technologies numériques, à la fibre optique, à l’informatique...
Dans ce cadre, la désignation de Marseille comme Capitale Culturelle Européenne est une opportunité à saisir. L’ensemble de la région est concerné puisque Marseille, capitale régionale, entend fédérer l’ensemble des collectivités de la région qui voudront l’accompagner sous l’égide « Marseille 2013 ».
D’importants crédits européens sont en jeu.
Les collectivités qui s’inscriront, bénéficieront prioritairement des aménagements technologiques liés à cet événement : si un investissement doit se faire, c‘est d’abord dans les collectivités qui auront adhéré à cette dynamique qu’ils seront faits.
Lorgues qui bénéficie d’un lycée depuis longtemps engagé dans la maîtrise des technologies informatiques peut, doit se rapprocher des organisateurs de « Marseille 2013 » pour saisir cette chance. De la richesse en équipements de pointe naitront les emplois et les activités non polluantes de demain... faut il rappeler notre position géographique idéale : au cœur de l’espace régional ? Doter l’espace François Mitterrand des moyens pour en faire un centre de téléconférences, favoriser le e-tourisme, le téléenseignement... ferait non seulement connaître (et reconnaître) notre ville mais dégagerait des activités induites (hôtellerie, restauration...) et serait compatible avec les préoccupations environnementales actuelles.
En pensant à nos jeunes, à la place future de notre commune, nous avons fait cette proposition en conseil municipal le 17 mai 2010. L’inscription gratuite n’a pas empêché un temps d’hésitation (c’était une proposition qui venait de l’opposition, alors...), suivi d’un hardi : « on verra »...
Espérons donc que l’équipe actuelle verra juste,
Et que nous verrons autre chose que les trains passer...
Jacques REBIERE
Conseiller municipal